OPTIMISEZ VOTRE CAPACITÉ À TRAVAILLER EN ÉQUIPE !
Motivation et ProcessusAuteur :
Louis-Jean Boucher
La capacité à travailler en équipe est une aptitude essentielle à l’acquisition d’une intelligence interpersonnelle véritable ainsi qu’au développement des compétences sociales.
Qu’entendons-nous exactement par travail d’équipe? Tout d’abord, une équipe est composée d’un ensemble de deux individus ou plus, qui interagissent de façon interdépendante, dans le but d’atteindre un objectif commun. Par exemple, un couple représente une équipe; les deux conjoints sont les membres, en ce sens où ils sont interdépendants, leurs forces se complètent et ils ont le but d’atteindre l’objectif commun de développer, supposons, un amour durable et une relation harmonieuse. Il en est de même pour une famille, un groupe d’amis ou des collègues de bureau.
Ce sont tous des exemples d’équipe. Mais pourquoi est-ce souvent un défi que de travailler en équipe?
Selon John Withmore, la formation d’une équipe passe par différents stades qu’il décrit dans son livre Le guide du coaching (2005). Il parle de trois phases différentes.
Il nomme la première phase: le stade initial de l’équipe, soit l’inclusion. À ce stade, les besoins individuels de chacun des membres sont leurs priorités. Ceux-ci cherchent à s’intégrer et à se sentir acceptés au sein de l’équipe. Si l’un des membres vit un succès ou un échec, cela sera peu partagé entre les membres.
La deuxième phase est le stade de transition, c’est-à-dire l’affirmation. Chacun des membres tente de définir sa place et son rôle au sein de l’équipe, cette phase permet de découvrir les forces de chacun et de les mettre à profit pour le bénéfice de l’équipe.
Puis, la troisième phase, c’est le stade de la coopération. Ce stade fait référence à une équipe de personnes accomplies qui possède un niveau de
performance élevé, où les forces de chacun sont mises à contribution et permettent de palier les points faibles des autres. Les membres s’entourent de solidarité et s’apportent l’aide nécessaire en cas de besoin. Ils se réjouissent ensemble du succès de l’un de leur membre. Ainsi, l’esprit d’équipe ne se crée pas par magie, de façon instantanée ou automatique. Il faut d’abord laisser le temps à l’équipe de passer au travers des différentes phases décrites ci-dessus. Il importe de se laisser un temps d’adaptation. Également, il a été démontré que développer les qualités suivantes aidait à atteindre une efficacité exceptionnelle au sein d’une l’équipe:
• Entraide - aptitude à coopérer
• Confiance - adaptabilité
• Patience - cordialité
• Engagement - courage
• Humour - enthousiasme
• Compatibilité d’humeur – altruisme (rendre service)
De plus, nous verrons qu’il existe certaines conditions favorables au développement d’un esprit d’équipe solide et véritable, nécessaire à un travail d’équipe de qualité.
À cet effet, l’auteur Patrick Lencioni définit dans son livre Optimisez votre équipe (2005), l’esprit d’équipe comme un petit nombre de personnes ayant des compétences complémentaires qui s’engagent pour un même but, des objectifs de performance et des méthodes de travail dont ils sont mutuellement responsables. Selon lui, cinq conditions doivent être présentes pour favoriser le travail d’équipe:
1) La confiance
La confiance au sein d’une équipe se traduit par le sentiment qu’ont les membres, de pouvoir se montrer vulnérables face aux autres. Elle permet, par exemple, à une personne de demander de l’aide pour une tâche qu’elle n’arrive pas à réaliser seule, tout en se sentant protégée et rassurée du fait que les autres membres veulent son bien. Les membres d’une équipe qui se font confiance sont en mesure de demander de l’aide au besoin, d’identifier leurs points à améliorer et les erreurs qu’ils ont commises. Ils acceptent qu’on leur pose des questions et qu’on leur fasse des commentaires constructifs. Ils apprécient les forces de chacun, offrent et acceptent des excuses sans hésitation et ils aiment et apprécient la présence des autres membres.
2. La saine confrontation
La saine confrontation consiste en la capacité des membres, parce qu’ils ressentent une confiance mutuelle, d’exprimer leurs idées et d’en débattre ouvertement, dans le respect de chacun. Les membres d’une équipe qui ont de saines confrontations, ont des échanges intéressants et animés, ils ont accès aux idées de tous, trouvent des pistes de solutions plus rapidement et discutent des vraies affaires! C’est mieux que de faire semblant que nous sommes d’accord, alors que nous ne le sommes pas, par peur de créer une confrontation, ce qui donne une impression d’harmonie qui est fausse.
3. L’engagement
Les membres d’une équipe qui s’engagent sont en mesure de définir des procédures et d’établir les priorités. Ils s’entendent sur des objectifs communs, tout en développant l’habitude de tirer des enseignements de leurs erreurs. Ils vont de l’avant en se remettant constamment en question, tant au niveau de l’équipe que des individus. Ils ressentent un fort sentiment d’appartenance à leur équipe, ce qui a un effet sur leur identité.
4. La responsabilisation
Les membres d’une équipe qui se sentent responsables s’interrogent et s’intéressent à leurs pairs dont le rendement est plus faible, de manière à les aider et à ne pas laisser leur attitude nuire à l’équipe et à l’atteinte des objectifs. Ils déterminent rapidement les problèmes en remettant en questions leurs différentes perceptions. Ils arrivent à instaurer un climat respectueux.
5. L’attention portée aux objectifs
La concentration sur les objectifs de la part des membres permet de maintenir la motivation, d’éviter l’individualisation. Elle réduit aussi les risques de comportements individualistes, ce sont davantage les besoins de l’équipe qui passent en premier. Ainsi, lorsque l’expérience que nous vivons au sein de d’une équipe se révèle être insatisfaisante et désagréable, il importe de nous interroger pour savoir quelle est la ou les conditions présentées qui font défaut, puis de trouver des manières constructives d’y remédier.
Bon succès
Qu’entendons-nous exactement par travail d’équipe? Tout d’abord, une équipe est composée d’un ensemble de deux individus ou plus, qui interagissent de façon interdépendante, dans le but d’atteindre un objectif commun. Par exemple, un couple représente une équipe; les deux conjoints sont les membres, en ce sens où ils sont interdépendants, leurs forces se complètent et ils ont le but d’atteindre l’objectif commun de développer, supposons, un amour durable et une relation harmonieuse. Il en est de même pour une famille, un groupe d’amis ou des collègues de bureau.
Ce sont tous des exemples d’équipe. Mais pourquoi est-ce souvent un défi que de travailler en équipe?
Selon John Withmore, la formation d’une équipe passe par différents stades qu’il décrit dans son livre Le guide du coaching (2005). Il parle de trois phases différentes.
Il nomme la première phase: le stade initial de l’équipe, soit l’inclusion. À ce stade, les besoins individuels de chacun des membres sont leurs priorités. Ceux-ci cherchent à s’intégrer et à se sentir acceptés au sein de l’équipe. Si l’un des membres vit un succès ou un échec, cela sera peu partagé entre les membres.
La deuxième phase est le stade de transition, c’est-à-dire l’affirmation. Chacun des membres tente de définir sa place et son rôle au sein de l’équipe, cette phase permet de découvrir les forces de chacun et de les mettre à profit pour le bénéfice de l’équipe.
Puis, la troisième phase, c’est le stade de la coopération. Ce stade fait référence à une équipe de personnes accomplies qui possède un niveau de
performance élevé, où les forces de chacun sont mises à contribution et permettent de palier les points faibles des autres. Les membres s’entourent de solidarité et s’apportent l’aide nécessaire en cas de besoin. Ils se réjouissent ensemble du succès de l’un de leur membre. Ainsi, l’esprit d’équipe ne se crée pas par magie, de façon instantanée ou automatique. Il faut d’abord laisser le temps à l’équipe de passer au travers des différentes phases décrites ci-dessus. Il importe de se laisser un temps d’adaptation. Également, il a été démontré que développer les qualités suivantes aidait à atteindre une efficacité exceptionnelle au sein d’une l’équipe:
• Entraide - aptitude à coopérer
• Confiance - adaptabilité
• Patience - cordialité
• Engagement - courage
• Humour - enthousiasme
• Compatibilité d’humeur – altruisme (rendre service)
De plus, nous verrons qu’il existe certaines conditions favorables au développement d’un esprit d’équipe solide et véritable, nécessaire à un travail d’équipe de qualité.
À cet effet, l’auteur Patrick Lencioni définit dans son livre Optimisez votre équipe (2005), l’esprit d’équipe comme un petit nombre de personnes ayant des compétences complémentaires qui s’engagent pour un même but, des objectifs de performance et des méthodes de travail dont ils sont mutuellement responsables. Selon lui, cinq conditions doivent être présentes pour favoriser le travail d’équipe:
1) La confiance
La confiance au sein d’une équipe se traduit par le sentiment qu’ont les membres, de pouvoir se montrer vulnérables face aux autres. Elle permet, par exemple, à une personne de demander de l’aide pour une tâche qu’elle n’arrive pas à réaliser seule, tout en se sentant protégée et rassurée du fait que les autres membres veulent son bien. Les membres d’une équipe qui se font confiance sont en mesure de demander de l’aide au besoin, d’identifier leurs points à améliorer et les erreurs qu’ils ont commises. Ils acceptent qu’on leur pose des questions et qu’on leur fasse des commentaires constructifs. Ils apprécient les forces de chacun, offrent et acceptent des excuses sans hésitation et ils aiment et apprécient la présence des autres membres.
2. La saine confrontation
La saine confrontation consiste en la capacité des membres, parce qu’ils ressentent une confiance mutuelle, d’exprimer leurs idées et d’en débattre ouvertement, dans le respect de chacun. Les membres d’une équipe qui ont de saines confrontations, ont des échanges intéressants et animés, ils ont accès aux idées de tous, trouvent des pistes de solutions plus rapidement et discutent des vraies affaires! C’est mieux que de faire semblant que nous sommes d’accord, alors que nous ne le sommes pas, par peur de créer une confrontation, ce qui donne une impression d’harmonie qui est fausse.
3. L’engagement
Les membres d’une équipe qui s’engagent sont en mesure de définir des procédures et d’établir les priorités. Ils s’entendent sur des objectifs communs, tout en développant l’habitude de tirer des enseignements de leurs erreurs. Ils vont de l’avant en se remettant constamment en question, tant au niveau de l’équipe que des individus. Ils ressentent un fort sentiment d’appartenance à leur équipe, ce qui a un effet sur leur identité.
4. La responsabilisation
Les membres d’une équipe qui se sentent responsables s’interrogent et s’intéressent à leurs pairs dont le rendement est plus faible, de manière à les aider et à ne pas laisser leur attitude nuire à l’équipe et à l’atteinte des objectifs. Ils déterminent rapidement les problèmes en remettant en questions leurs différentes perceptions. Ils arrivent à instaurer un climat respectueux.
5. L’attention portée aux objectifs
La concentration sur les objectifs de la part des membres permet de maintenir la motivation, d’éviter l’individualisation. Elle réduit aussi les risques de comportements individualistes, ce sont davantage les besoins de l’équipe qui passent en premier. Ainsi, lorsque l’expérience que nous vivons au sein de d’une équipe se révèle être insatisfaisante et désagréable, il importe de nous interroger pour savoir quelle est la ou les conditions présentées qui font défaut, puis de trouver des manières constructives d’y remédier.
Bon succès












