LES SUPPLÉMENTS DE VITAMINES ET MINÉRAUX, POUR OU CONTRE ?
Santé FamilialeAuteur :
Isabelle Huot 
Docteure en nutrition
OBJECTIFS DU GUIDE ALIMENTAIRE CANADIEN TOUS LES JOURS. LES SUPPLÉMENTS DE VITAMINES ET MINÉRAUX PEUVENT-ILS PALLIER LE DÉSÉQUILIBRE DE LEUR ALIMENTATION RAPIDE ET RASSURANTE, LA PRISE DE COMPLÉMENTS EST-ELLE UNE BONNE HABITUDE À PRENDRE OU EST-CE PLUTÔT UNE SOLUTION FACILE QUI DONNE UN FAUX SENTIMENT DE SÉCURITÉ
Le pour
La prise de suppléments est sans contredit avantageuse chez certains groupes d'individus (personnes âgées, végétariens, femmes enceintes qui allaitent ou qui essaient de concevoir, fumeurs...). L'est-elle autant chez les adultes en santé qui s'alimentent correctement.
Une alimentation suffisante et variée comble la majorité des besoins quotidiens en vitamines et en minéraux. Pourtant, rares sont les personnes qui mangent parfaitement tout en intégrant une belle variété d'aliments, gage d'alimentation optimale. Un complément de multivitamines et minéraux peut aider à combler ces lacunes. Des études ont été réalisées quant à l'efficacité des compléments dans la prévention des maladies chroniques. Certaines d'entre elles tendent à démontrer un lien entre la supplémentation et la réduction du risque de maladies cardio-vasculaires et de cancers. Des études ont même démontré que les compléments pouvaient aider à freiner l'appétit et ainsi favoriser le contrôle du poids.
En pharmacies et boutiques d'aliments naturels, les étalages de compléments alimentaires ne cessent de prendre de l'expansion. Plusieurs marques de commerce offrent des apports similaires même si leurs prix varient grandement (de 0,03 $ à 0,24 $ par comprimé). Le fait d'opter pour des formules dont les minéraux sont chélatés, c'est-à-dire liés à une substance organique, est indiqué puisque leur absorption est maximisée. L'abréviation PVH (protéines végétales hydrolysées) témoigne de la chélation. Un supplément de base suffit. Ainsi, nul besoin de payer plus cher pour des produits qui fournissent des doses plus élevées que l'apport quotidien recommandé. Finalement, on conseille d'acheter des compléments qui affichent un DIIM (numéro d'identification du médicament) ou NPN (numéro de produit naturel). Ce numéro, qui apparaît sur l'emballage, indique que le fabricant satisfait à certaines normes de fabrication et d'innocuité.
Le contre...
Les vitamines étant des substances instables, la loi fédérale permet que la teneur en vitamines des compléments au moment de la fabrication dépasse de 50 à 65 % la quantité inscrite sur l'emballage (dans le but d'assurer l'exactitude des informations jusqu'à la date de péremption). Que les doses soient importantes ne posent pas de problème dans le cas des vitamines hydrosolubles puisque l'excès est éliminé dans l'urine. Il est cependant possible que les capsules renfermant de grandes quantités de vitamines liposolubles (A, D, E, K) amènent une accumulation non désirable dans l'organisme. Par exemple, une surdose prolongée de vitamine A entraîne un risque accru de fractures, particulièrement chez les femmes ménopausées. Santé Canada est plus sévère dans le cas des minéraux que pour les vitamines seul un ajout de 10 % de la valeur indiquée sur l'emballage est permis.
Un excès de fer ayant déjà été associé à un risque accru de cancer et de maladies cardiaques.
Contrairement aux suppléments, les aliments contiennent beaucoup plus que des vitamines et des minéraux ils referment aussi des fibres, des gras essentiels, des antioxydants et divers composés phytochimiques qui agissent en synergie dans la lutte contre les maladies chroniques. Si la prise de suppléments peut être fortement recommandée chez certains groupes cibles, jamais elle ne remplacera les bénéfices associés à une alimentation équilibrée. Chose certaine, les compléments de multivitamines et minéraux représentent des choix plus avantageux que les suppléments de vitamines ou de minéraux isolés. Les suppléments concentrés en un comprimé de vitamines ou minéraux peuvent augmenter le risque de maladies plutôt qu'agir à titre préventif. Par exemple, deux études ont rapporté que la prise de suppléments de béta-carotène pouvait augmenter le risque de cancer du poumon chez les fumeurs et les personnes exposées à l'amiante. Les suppléments de zinc, en excès, peuvent affaiblir le système immunitaire.
En conclusion
Bien que leur efficacité soit discutable chez les personnes qui respectent déjà le guide alimentaire canadien, les suppléments peuvent améliorer l'état de santé des personnes qui ne mangent pas parfaitement tous les jours (elles sont nombreuses). Ces dernières gagneraient pourtant à rencontrer une diététiste pour améliorer leurs habitudes alimentaires et se rapprocher des recommandations nutritionnelles en choisissant des d'aliments appropriés et ce, malgré leur horaire chargé.»
Le pour
La prise de suppléments est sans contredit avantageuse chez certains groupes d'individus (personnes âgées, végétariens, femmes enceintes qui allaitent ou qui essaient de concevoir, fumeurs...). L'est-elle autant chez les adultes en santé qui s'alimentent correctement.
Une alimentation suffisante et variée comble la majorité des besoins quotidiens en vitamines et en minéraux. Pourtant, rares sont les personnes qui mangent parfaitement tout en intégrant une belle variété d'aliments, gage d'alimentation optimale. Un complément de multivitamines et minéraux peut aider à combler ces lacunes. Des études ont été réalisées quant à l'efficacité des compléments dans la prévention des maladies chroniques. Certaines d'entre elles tendent à démontrer un lien entre la supplémentation et la réduction du risque de maladies cardio-vasculaires et de cancers. Des études ont même démontré que les compléments pouvaient aider à freiner l'appétit et ainsi favoriser le contrôle du poids.
En pharmacies et boutiques d'aliments naturels, les étalages de compléments alimentaires ne cessent de prendre de l'expansion. Plusieurs marques de commerce offrent des apports similaires même si leurs prix varient grandement (de 0,03 $ à 0,24 $ par comprimé). Le fait d'opter pour des formules dont les minéraux sont chélatés, c'est-à-dire liés à une substance organique, est indiqué puisque leur absorption est maximisée. L'abréviation PVH (protéines végétales hydrolysées) témoigne de la chélation. Un supplément de base suffit. Ainsi, nul besoin de payer plus cher pour des produits qui fournissent des doses plus élevées que l'apport quotidien recommandé. Finalement, on conseille d'acheter des compléments qui affichent un DIIM (numéro d'identification du médicament) ou NPN (numéro de produit naturel). Ce numéro, qui apparaît sur l'emballage, indique que le fabricant satisfait à certaines normes de fabrication et d'innocuité.
Le contre...
Les vitamines étant des substances instables, la loi fédérale permet que la teneur en vitamines des compléments au moment de la fabrication dépasse de 50 à 65 % la quantité inscrite sur l'emballage (dans le but d'assurer l'exactitude des informations jusqu'à la date de péremption). Que les doses soient importantes ne posent pas de problème dans le cas des vitamines hydrosolubles puisque l'excès est éliminé dans l'urine. Il est cependant possible que les capsules renfermant de grandes quantités de vitamines liposolubles (A, D, E, K) amènent une accumulation non désirable dans l'organisme. Par exemple, une surdose prolongée de vitamine A entraîne un risque accru de fractures, particulièrement chez les femmes ménopausées. Santé Canada est plus sévère dans le cas des minéraux que pour les vitamines seul un ajout de 10 % de la valeur indiquée sur l'emballage est permis.
Un excès de fer ayant déjà été associé à un risque accru de cancer et de maladies cardiaques.
Contrairement aux suppléments, les aliments contiennent beaucoup plus que des vitamines et des minéraux ils referment aussi des fibres, des gras essentiels, des antioxydants et divers composés phytochimiques qui agissent en synergie dans la lutte contre les maladies chroniques. Si la prise de suppléments peut être fortement recommandée chez certains groupes cibles, jamais elle ne remplacera les bénéfices associés à une alimentation équilibrée. Chose certaine, les compléments de multivitamines et minéraux représentent des choix plus avantageux que les suppléments de vitamines ou de minéraux isolés. Les suppléments concentrés en un comprimé de vitamines ou minéraux peuvent augmenter le risque de maladies plutôt qu'agir à titre préventif. Par exemple, deux études ont rapporté que la prise de suppléments de béta-carotène pouvait augmenter le risque de cancer du poumon chez les fumeurs et les personnes exposées à l'amiante. Les suppléments de zinc, en excès, peuvent affaiblir le système immunitaire.
En conclusion
Bien que leur efficacité soit discutable chez les personnes qui respectent déjà le guide alimentaire canadien, les suppléments peuvent améliorer l'état de santé des personnes qui ne mangent pas parfaitement tous les jours (elles sont nombreuses). Ces dernières gagneraient pourtant à rencontrer une diététiste pour améliorer leurs habitudes alimentaires et se rapprocher des recommandations nutritionnelles en choisissant des d'aliments appropriés et ce, malgré leur horaire chargé.»












