JE PENSE : DONC JE ME NUIS
Vendre sa saladeAuteur :
Michel Blier
Vous arrive-t-il à certains moments de ne pas comprendre pourquoi la communication ne passe pas entre vous et votre interlocuteur? Si vous prenez la peine de bien respirer et observer ce qui se passe dans votre tête à ce moment précis, vous noterez probablement que votre intellect est devenu hyperactif. Vos pensées tournent dans votre tête légèrement hors de contrôle. Elles noient votre communication dans un tourbillon d'idées et d'interprétations. Alors, votre interlocuteur ne sachant trop que faire de la situation, donne sa propre version de vos paroles.
Comment vous en sortir? Premièrement, reprenez le contrôle. La respiration est une première étape facile et discrète du ressaisissement. Prenez votre air du bas du ventre vers le haut, lentement, à pleins poumons, avant de le relâcher de la même façon. Cette technique autrefois considérée comme singulière, prend sa source en Orient. Utilisée en yoga et en arts martiaux depuis des siècles, elle a ouvert la voie à la méditation et l'imagerie mentale. De nos jours, elle est reine des entraînements sportifs de haut niveau et enseignée dans plusieurs séminaires de formation d'affaires.
La prochaine étape consiste à cesser de communiquer et de reprendre le contrôle de la situation en prenant soin de la nommer. Il ne faut pas hésiter à dire qu'une conversation est sur la mauvaise voie. D'ailleurs, votre interlocuteur pense probablement comme vous. Si votre conversation est vraiment hors de contrôle, il vous en sera reconnaissant et admettra volontiers la situation. N'oubliez pas qu'il n'est pas plus parfait que vous et qu'il a certainement vécu des expériences semblables.
Vous n'aurez alors qu'à reprendre un peu avant l'endroit où la communication a été polluée par un intellect bruyant. Pour ne pas le laisser devenir trop actif, il faut le tenir en laisse et vous habituer à réfléchir rapidement sans vous perdre dans les dédales de vos préjugés et interprétations.
Le jeu d'échecs est un très bon exercice. Toutefois, il faut jouer souvent et plusieurs parties chaque fois. Ce jeu a la qualité de vous forcer à ne pas vous embarrasser de superflu. Moins vous prenez de temps pour jouer votre coup, moins vous laissez votre esprit vagabonder. Vous aurez peut-être tendance à chercher à prendre les pièces de l'autre au détriment de la stratégie. C'est encore ici, une très bonne leçon à tirer de ce jeu. Il ne faut pas vous préoccuper de ce que vous faites à l'autre mais vous concentrer sur l'objectif du jeu. N'oubliez pas que la partie se passe sur la table et non dans votre esprit. De plus, il vous permet d'apprendre à décider rapidement sans vous encombrer de pensées polluantes, surtout si vous jouez à l'horloge, un « blitz » de cinq minutes.
Si vous n'aimez pas les échecs, n'importe quel jeu de stratégie où l'intellect est stimulé mais tenu en laisse, vous donnera un résultat semblable. Alors, pour mieux communiquer pensez moins et jouez!»
Comment vous en sortir? Premièrement, reprenez le contrôle. La respiration est une première étape facile et discrète du ressaisissement. Prenez votre air du bas du ventre vers le haut, lentement, à pleins poumons, avant de le relâcher de la même façon. Cette technique autrefois considérée comme singulière, prend sa source en Orient. Utilisée en yoga et en arts martiaux depuis des siècles, elle a ouvert la voie à la méditation et l'imagerie mentale. De nos jours, elle est reine des entraînements sportifs de haut niveau et enseignée dans plusieurs séminaires de formation d'affaires.
La prochaine étape consiste à cesser de communiquer et de reprendre le contrôle de la situation en prenant soin de la nommer. Il ne faut pas hésiter à dire qu'une conversation est sur la mauvaise voie. D'ailleurs, votre interlocuteur pense probablement comme vous. Si votre conversation est vraiment hors de contrôle, il vous en sera reconnaissant et admettra volontiers la situation. N'oubliez pas qu'il n'est pas plus parfait que vous et qu'il a certainement vécu des expériences semblables.
Vous n'aurez alors qu'à reprendre un peu avant l'endroit où la communication a été polluée par un intellect bruyant. Pour ne pas le laisser devenir trop actif, il faut le tenir en laisse et vous habituer à réfléchir rapidement sans vous perdre dans les dédales de vos préjugés et interprétations.
Le jeu d'échecs est un très bon exercice. Toutefois, il faut jouer souvent et plusieurs parties chaque fois. Ce jeu a la qualité de vous forcer à ne pas vous embarrasser de superflu. Moins vous prenez de temps pour jouer votre coup, moins vous laissez votre esprit vagabonder. Vous aurez peut-être tendance à chercher à prendre les pièces de l'autre au détriment de la stratégie. C'est encore ici, une très bonne leçon à tirer de ce jeu. Il ne faut pas vous préoccuper de ce que vous faites à l'autre mais vous concentrer sur l'objectif du jeu. N'oubliez pas que la partie se passe sur la table et non dans votre esprit. De plus, il vous permet d'apprendre à décider rapidement sans vous encombrer de pensées polluantes, surtout si vous jouez à l'horloge, un « blitz » de cinq minutes.
Si vous n'aimez pas les échecs, n'importe quel jeu de stratégie où l'intellect est stimulé mais tenu en laisse, vous donnera un résultat semblable. Alors, pour mieux communiquer pensez moins et jouez!»













